Accouchement, de la map au déclenchement et du naturel à la césarienne d'urgence

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\ Accouchement du 16 février 2018
t Durée : 38 heures
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Samedi 10 février 2018.
C'est le jour J. Après une grossesse au repos depuis le 6eme mois pour utérus contractile et risque d'accouchement précoce, j'ai tenu ou plutôt NOUS avons tenu, bébé et moi. Mais bébé A n'apparaît pas à présent et le travail ne se fait pas ressentir malgré quelques contractions ici et là. 

Rendez-vous à la maternité. Examen et écho parfaits. On se revoit dans 2 jours. 2 jours pus tard, idem. Rtour à la maison avant le déclenchement...
Je fais le ménage de fond en comble de retour chez nous et... rien de vient.

***

Mercredi 14 février 2018.

Sortiras-tu le jour de le Saint Valentin ?

J+4. J'appelle la SF de garde. C'est le jour du déclenchement. Je dois prendre mes affaires car ils ne me laisseront pas ressortir tant que bébé ne sera pas sorti. 11h arrivée à la mater. Elle ausculte. Col fermé mais effacé. On se décide... 12h30, pose du tampon. Welcome to Propess ! Mon mari hésite à repartir car il travaille cet après-midi. Je lui dis d'y aller, que j'accoucherai pas de suite. 13h, il part. Je reste en observation 1h ou 2. Tout va bien, 15h, je descends en chambre. Je la découvre. J'ai la numéro 5 (chouette ! mon numéro fétiche). Je suis face au bureau des SF. Cool aussi, s'il y a besoin de les appeler, je suis juste à côté !

14h, début des contractions violentes. Punaise ! C'est donc ça une "vraie" contraction de travail. On ne pouvait pas confondre. Moi qui me plaignait avant... ! Elles sont régulières, toutes les 5min. Je dis à chéri de ne pas tarder après le boulot. Je tourne en rond et essaie de calmer la douleur comme je peux en respirant. Merci la sophrologie !

17h je n'en peux plus... La SF me fait couler un bain en salle de travail. J'ai trop mal. A combien est la douleur sur une échelle de 10 demande la SF. 7 ! Je lui hurle. Le bain m'apaise 5min, puis ça revient. Monito de contrôle. Il y a un souci. Mon utérus réagit mal. Il est contracté toutes les minutes, sans aucune pause. Evidemment que j'agonise ! 19h, chéri revient. Je suis soulagée de le voir. On me retire le tampon et face à ma souffrance, on me pose une perfu de dérivé de morphine alors que je redescends dans ma chambre. La soirée et la nuit se passent. Je suis shootée, ça m'apaise, les contractions sont encore présentes mais s'éloignent. J'ai du répit. Et mon mari dort avec moi dans la chambre. On sera quand même réveillé par la pose du monito toutes les 2h.

***

Jeudi 15 février 2018.

Sortiras-tu le jour de l'anniversaire de ta marraine ?

J+5. Les contractions reprennent dans la matinée, mais je gère tant bien que mal. Midi, la SF ausculte à nouveau. Elle arrive à mettre limite un doigt au col. C'est trop peu. Elle veut remettre un tampon. Je dis non. Je préfère mourir que revivre ce que j'ai eu la veille. Je dois donc m'activer... Chéri fait un saut rapide à la maison pour prendre ses dernières affaires. 13h, je marche comme une folle dans tout l'hôpital avec mes contractions. Puis 14h, monito en chambre et je m'acharne comme un diable sur le ballon. Quitte à avoir mal, j'y vais par la souffrance. 17h, chéri revient. 20h, je pleure, je veux qu'on me tue. J'ai trop mal. La SF ausculte. Je suis ouverte à 2! Mais je veux de la morphine, je ne supporte plus. C'est beaucoup trop long, mon corps ne réagit pas assez vite. Je dis adieu à mon projet d'accoucher dans l'eau et au naturel... Avec 30h de contractions au compteur, je ne tiens plus. Elle me met à 21h une demi dose sur l'accord du médecin, en prévision d'une péridurale.

22h, on me passe en salle de naissance. 23h, pose de la péri avec un anesthésiste qui me parle des tatouages. C'est rigolo car je compte ouvrir mon salon de tatouages d'ici quelques mois. Ca m'évite de penser à l'aiguille... ! La première injection pour anesthésier la zone du dos me pique comme une prise de sang. Ce n'est rien comparé aux contractions alors je n'y réagit pas. Pour le passage de la péri dans le dos, j'ai senti quelque chose rentrer et passer mais rien de douloureux. Je m'étonne d'avoir eu si peur de la péridurale et de finalement en être ravie.

23h30, je suis apaisée, la péri fait effet. C'est magique ! Avec chéri, on parle. On fait passer le temps. Il me demande si je ne suis pas déçue d'abandonner mon projet. Si mon corps avait bien réagit, je l'aurais fait, mais je suis trop exténuée à présent. Je ne regrette pas même si j'ai un présentiment...

***

Vendredi 16 février 2018.

Nouvel an Chinois. Bonjour à l'année du Chien de Terre !

J+6. 1h, col ouvert à 3. 2h, col ouvert à 4. Chouette ! 3h, col ouvert à 6. Encore mieux ! 4h, col ouvert à 7. 5h, col toujours ouvert à 7. Mince, pourquoi ce ralentissement... Je vois l'inquiétude sur le visage de ma SF. 6h, toujours pareil. Elle nous laisse une heure de plus avant d'envisager la césarienne. Même si le coeur de bébé tient bien les contractions, ils ne peuvent pas dépasser 3h de stagnation. 7h30, le verdict tombe. Ça bloque. Elle sent la tête mais ne comprend pas pourquoi mon col s'est arrêté de s'élargir. Et avec l'ocytocine que j'ai eu pour accélérer le processus, on ne peut plus rien m'injecter. Je sens la panique monter chez mon mari. Il devient blême. Et c'est pire lorsqu'il apprend qu'il ne pourra pas assister à la césarienne. Je suis tellement stressée que je pense qu'à moi et l'acte chirurgical...

7h45, on m'emmène. Je fais un dernier bisou à mon mari. Ca me fait mal au coeur de le laisser seul.

8h, on attend la gynéco qui doit arriver de chez elle. Dehors, il gèle alors elle prend son temps. Elle arrive enfin. En attendant, on m'a injectée plein de produits, vérifié que je ne ressentais rien. J'ai la peur de ma vie. Je claque des dents et tremble comme une feuille. Le froid du bloc ou la peur ? Les deux sûrement. On me met une couverture sur le torse avec un souffleur. J'ai toujours froid. L'équipe est adorable avec moi. On me pose des questions, on me demande ce que je fais dans la vie, on me rassure surtout. Elles notent le futur prénom de mon fils. Bébé A.
Pas le temps de dire ouf que je suis déjà le ventre à l'air. Quelques minutes après, et entre quelques blagues des 8 personnes avec moi dans la salle, j'entends le cri de mon fils <3 Il est 8h35. Magique et tellement irréel... La gynéco s'exclame, tout le monde ouvre les paris. Il fera plus de 4kg. Quoi ? Qu'est-ce qui fait plus de 4kg ? Je ne comprends pas. On m'amène vite fait mon fils pour un bisou, il est tout violet et joufflu. Et surprise ! Le portrait craché de son père !

Résultat du pari : bébé à 4kg270 (estimé à 3kg... hum hum...) et 52cm.

On me le retire quelques secondes pour les soins rapides. Je sens qu'on me trifouille de l'intérieur. Ce n'est pas agréable. On me le met ensuite sur moi 2min. Je suis heureuse, apaisée. Mais je ne réalise pas. En fait, après tout ça, j'ai qu'une envie, c'est de dormir et qu'on me laisse tranquille.

On l'emmène voir papa pour du peau à peau. Je le reverrai qu'à 13h (4h plus tard). Je me mets ensuite à vomir 7 fois (du moins j'essaie, le ventre vide). C'est dur. Puis ça va mieux. L'obstétricienne retirait le placenta, ça peut faire ce genre d'effet...
Travail terminé. Direction la salle de réveil. Je dors par phase d'une heure. Je suis HS. J'ai le papa au téléphone 20min. Je le rassure, même si je me sens ailleurs... Ils me gardent 30 min de plus. J'ai hâte de partir d'ici. Ils appuient tous sur mon ventre pour remettre l'utérus en place et c'est douloureux, ça m'insupporte !

12h30, je remonte en salle de travail, là où je devais accoucher. Chéri arrive sur une chaise avec bébé A en peau à peau. La SF le met sur mon torse et je le contemple. C'est mon fils. Je suis maman. Mais je ne réalise toujours pas.

Une heure après, on nous fait descendre en chambre. On profite ensemble. On prévient la famille du nouvel arrivant sur Terre et on envoie des photos.
Vers 19h, gros souci, je ne vais pas bien du tout. Je me sens partir, je suis toute blanche. On m'annonce que j'ai perdu beaucoup de sang. La SF court à la banque de sang. Mon taux d'hémoglobine sera descendu de 11,5 à moins de 7. J'ai eu peur. Deux poches de sang me seront transfusées, puis ça ira mieux. Dieu merci.

***

Après une montée de lait survenue qu'au 6eme jour, un bébé à gérer avec la douleur de la cicatrice que seules les mamans qui ont eues une césarienne peuvent comprendre, la fatigue de ne pas pouvoir dormir, de pas manger comme on le voudrait... Le retour à la maison a été tout aussi difficile. Baby Blues, quand tu nous tiens !

Mais on finit par oublier le négatif et on retient que le positif. C'est la magie des hormones et heureusement, car enfanter est une magnifique expérience.

Malgré tout, si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seule seconde. Et c'est ce que nous ferons, dans 5 ans ;)

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