Accouchement par voie basse

postée
\ Accouchement du 30 août 2014
t Durée : 13 heures

je voulais comme vous toutes partager mon accouchement qui s'est déroulé le 30 août 2014 !!

 

Récit de mon accouchement :

Jeudi 28 août : Contrôle car DPA atteinte, la sage femme m'examine, col ouvert à un doigt, elle me propose un décollement de membrane. Je regarde ma maman qui est avec moi, stressée (oui on dit que ça fait super mal et je suis une chochotte alors...) et je réponds que oui, je le veux mon bébé, et au plus vite ! Elle y procède donc et surprise, en fait, ça ne fait rien du tout ! Je rentre chez moi, et rien... Pfff, je me dis que j'y arriverai jamais au final ! Le soir, je perds le bouchon muqueux (du moins une bonne partie) j'ai pas envie d'aller à la mater mais en les appelant, on me dit de venir tout de suite, le travail peut commencer n'importe quand. Jeudi soir donc, retour à la mater, contractions que je commence à sentir à peine mais le col ne bouge pas, donc retour à la maison.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, je suis gênée par les contractions, je me réveille toutes les 20min, attends 4-5 contractions puis me rendort, bref, nuit pourrie où je dors quasiment pas ! Je me lève à 10h avec chéri et quand à midi, je lui dit que j'ai mal au ventre, il me propose d'aller se balader une heure en ville pour accélérer le travail. Je me mets donc en route, et je respire, contractions toutes les 10min, mais supportables. Je rentre à la maison, et là les contractions sont toutes les 7min. Je prends donc deux spasfons et un bain, persuadée que c'est pas pour maintenant, les contractions sont sûrement un faux travail, ça ne me fait pas assez mal, je gère. Une heure après le bain, je regarde chéri jouer à la play, et regarde ma montre. Il me propose d'aller à l'hôpital. Ben oui, les contractions sont là toutes les 5min, mais comme je les gère, je me dis que je vais rentrer.

Arrivée à la mater vendredi 29 août à 18h, monito d'une heure, contractions toutes les 5 minutes, puis toutes les 3 minutes. Le col ne bouge pas mais on propose de me garder. C'est pour cette nuit ou demain matin me dit la sage femme mais j'y crois pas un instant, persuadée que je rentrerai chez moi (j'y ai tellement cru, qu'au final j'ai désespérée et pensais au déclenchement lundi !). Bref, les contractions deviennent de plus en plus sérieuses, et on dit que chéri doit partir. Là, je panique, on me fait une injection pour supporter mieux les contractions, elles sont gérables, mais je n'ai pas dormi depuis trois jours, je suis épuisée. Je somnole deux heures puis les contractions deviennent difficilement gérables, je stresse beaucoup trop et il n'y a personne avec moi. J'appelle ma maman en pleure, je n'en peux plus, je suis à bout de nerf. Je ne supporte plus les petites contractions tellement je me sens fatiguée. Ma maman propose de venir me voir, et surprise, à ce moment (5h30 du matin, le samedi 30 août) la sage femme m'ausculte, je suis ouverte à 3cm, on va pouvoir passer en salle d'accouchement !

Ma maman arrive à peine en salle, je n'ai pas encore la péridurale que tout de suite, ça va mieux, je me sens apaisée d'avoir quelqu'un avec moi. Chéri arrive 20min plus tard, tout chamboulé, ça y est on sait que ça commence ! L'anesthésiste arrive, et me pose la péridurale. Pour une chochotte, je suis forte, en fait, ça ne me fait absolument rien cette grosse aiguille ! Enfin, je respire, je ne sens plus rien, les heures passent et je rigole avec chéri, je dors entre deux visites de la sage femme, et je meurs de soif. Je vais appeler mon fils Cristalline tellement j'ai soif ! Tout le monde rigole, et les contractions reviennent. La sage femme m'ausculte et prends ma température. Je suis fiévreuse, 38.5°, elle m'injecte donc un produit qui ne fait pas effet, la péridurale se réduit petit à petit, et je vomis dans le haricot que chéri me tend. Arrivée à 13h34, la sage femme me dit que ça y est, on va passer à la poussée.

Enfin ! Je n'en pouvais plus, j'étais épuisée et j'avais envie d'avoir bébé avec moi ! Elle pose donc les étriers, prépare la perfusion sans me le dire car j'ai une infection qui peut nuire au bébé, et à moi aussi, il faut faire vite ou ça peut être dangereux, mais personne ne me dit rien. Je pousse, encore et encore, ça fait mal, je sens que sa tête ne veut pas passer, mais chéri voit ses cheveux, il m'encourage, me pousse et me soutien, à chaque poussée j'ai l'impression de partir, de tomber dans les pommes, la sage femme est obligée d'intervenir d'urgence et de faire l'épisiotomie (au début, comme je n'ai rien senti, j'étais persuadée qu'ils coupaient le cordon) et là je sens enfin que sa tête est passée. Encore une poussée pour les épaules et ils posent Lucas sur moi. 14h07, je vois ses beaux yeux bleus me regarder, et là je fonds. Je me sens heureuse, j'ai cru que j'allais m'évanouir en plein travail. La sage femme me fait des tonnes de piqûres que je ne sens pas pour contrôler l'hémorragie et l'infection, et moi, je ne vois qu'une chose, mon fils. Elle en profite pour me recoudre en même temps, me propose une autre piqûre mais je ne veux pas. Ce bébé me donne la force de la supporter sa satanée aiguille ! Deux heures plus tard, je suis dans ma chambre avec mon fils.

Un beau bébé de 3kg320 pour 48cm. Ca a été éprouvant et long, mais sincèrement, une fois que bébé est là, on oublie tout. Je recommencerai sans hésitation, et j'ai eu un énorme soutien qui m'a permis de tenir tout le long du travail !

048
50 pts

Commentaires

Articles traitant de sujets similaires

Preparation-accouchement

7 raisons de refaire une préparation à l'accouchement

Postpartum

Ces douleurs post-accouchement qui nous gâchent la vie

Les récits d'accouchement
des Ptits Mwana

Des récits d'accouchement écrits par les mamans pour les mamans

Écrire votre récit