Médicalisé mais cool

postée
\ Accouchement du 07 novembre 2017
t Durée : 9 heures et 55 minutes

Au début du travail je disais au papa "de bien tout noter" pour pouvoir le raconter après sur ce site que j'ai tellement visité au 3ème trimestre ...

Début de nuit, je suis réveillée par la perte des eaux: c'est l'heure ! On se prépare à partir à la maternité, très proche; les contractions ressemblent à des règles douloureuses. A la mater, la sage-femme m'annonce une dilatation à 3cm, et on passe en salle de travail, équipée d'un bain, de ballons, et d'un lit, et d'une lumière à l'intensité réglable. J'ai dit à la sage-femme que je veux le tenter sans péri (curiosité, rite de passage, peur des accidents, envie de le faire "toute seule" ...); dans cette maternité les soignants sont prêts vous accompagner comme ça, c'est une des raisons pour lesquelles je l'ai choisie !

Les contractions montent en intensité et en fréquence dans les heures qui suivent, la position à genoux dans le bain chaud aide bien. Pendant les contractions je me dis "ok après celle là je vais peut-être demander la péri ...", entre les contractions je me dis finalement que c'est pas si horrible nan quoi.

Le temps passe, la douleur monte, ça fait plus de 6h qu'on est là, et il n'y a plus de répit entre les contractions ... Et tout ce qu'on peut dire sur le mental ne pèse plus rien, quand j'ai mal à ce point je ne peut me concentrer sur rien d'autre que "PANIQUE DANGER". On regarde la dilatation: je suis à 6cm. Je me dit que je ne vais pas pouvoir bien acceuillir le petit si je suis balayée comme ça pendant encore des heures, et je demande la péri. Péri posée, je ne sens plus rien, malgré le dosage minimal ! La SF me dit que je peux en profiter pour dormir, j'éclate de rire dans ma tête.

Je passe dans la salle de naissance, plus éclairée et plus médicalisée, mais bizzarement l'ambiance est quand même très apaisée.  Le travail avance bien, puis au matin c'est l'heure de pousser. Je ne sens quasiment pas les contractions, donc je pousse quand on me le dit, c'est malheureusement le problème de cette péri: je ne peux pas guider mes efforts sans la douleur. Je pousse, ce n'est pas très efficace, le petit commence à avoir des difficultés: la doc sort la ventouse, l'ocytocine, l'épisio; j'ai les yeux fermés pour ne me concentrer que sur mes abdos et ma respiration. Je n'ai même pas peur d'une césarienne d'urgence ou d'un problème, dans mon cerveau il n'y a que les muscles du ventre qui existent.

Le petit sort enfin, et je suis presque surprise de le voir ! Rapidement, car il est vite emmené pour recevoir de l'oxygène. L'équipe médicale est souriante et détendue, donc encore une fois même pas peur. On me recoud, on vient me prendre du colostrum (aïe les tétons par contre) car le petit monsieur a faim dans son incubateur. Je le retrouve 2h plus tard en pleine forme, et il se révèlera effectivement plein d'appétit.

Après, que des bonnes choses à dire sur les sages-femmes et les puéricultrices qui m'ont accompagnée jour et nuit pour le démarrage de l'allaitement (moins pour une certaine auxiliaire de puériculture directive et fermée), et la gynéco qui est venue me voir pour débriefer l'épisio.

Si j'ai un conseil, c'est de passer du temps à lire des histoires sur les nouveaux nés et pas juste sur l'accouchement, parce que la naissance c'est la partie la plus impressionante mais pas la plus difficile :)

 

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50 pts

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