Mon accouchement naturel (ou presque)

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\ Accouchement du 16 décembre 2016
t Durée : 7 heures
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Le 15 décembre 2016 vers 21:00, j’ai commencé à avoir des contractions plus fortes que d’habitude. Avec mon mari on a décidé d’aller se coucher pour pouvoir dormir avant le grand événement. Ma hantise c’était d’accoucher de nuit et d’être totalement crevée. Réveil à 2:00, puis à 3:00, la poche des eaux était percée. Je mets une serviette sous mes fesses et, en l’absence de contractions, continue à dormir. A 6:00, je me lève et là pas de doute, je perds bien les eaux. J’appelle ma sage-femme. Elle vient à la maison et je n’ai eu qu’une ou deux contractions, le bébé va bien. elle me dit d’attendre jusqu’à midi et de partir pour l’hôpital à ce moment-là. Entre temps une seule contraction... Ça sent le déclenchement. 

A l’hôpital on attend bien sûr et les contractions se font moins rares, je dois m’appuyer sur un siège et bien souffler. Un couple nous demande si on est venu accoucher (non, sans blague, je fais juste des exercices de respiration et des étirements comme ça). Mes parents appellent, on leur dit qu’à ce rythme là ça sera pour demain. 

Quand on vient enfin s’occuper de nous, on passe dans une salle de monitoring et d’écho. Une médecin portugaise me dit que tout est en ordre. Un médecin que je connaissais d’une précédente échographie vient aussi voir et me dit au passage : « Il y a quelqu’un qui n’a pas bien écouté pendant les cours à la préparation ! » Merci pour les encouragements ! Je prie pour ne pas tomber sur lui en salle de travail. 

Vers 14:00, On nous met dans une salle plus petite avec une baignoire. Une sage-femme me dit qu’on a assez attendu et qu’il va falloir déclencher. Je lui demande encore un peu de temps et le droit d’aller dans la baignoire. Et ça marche ! Les contractions s’intensifient et ça commence à faire mal. Une fois sortie, je demande un plateau repas que je mange entre les contractions. Je gère les contractions toujours de la même manière : les mains appuyées sur le lit, les jambes étirées en arrière. Au bout d’un moment je demande à mon mari de me tenir les mains et de souffler avec moi. J’ai besoin de soutien. Personne ne vient nous voir, on est un peu livrés à nous mêmes. 

J’ai une perfusion avec un anti-douleur. A un moment je commence à douter de mon projet et dit à mon mari que tant pis, qu’il me faut la péridurale à tout prix ! La sage-femme de passage me dit oui, oui on va appeler l’anesthésiste. Je mets ma tenue d’accouchement : une vieille chemise à mon mari. C’est pratique ça cache les fesses et je pourrai l’ouvrir pour la têtée d’accueil. 

Je demande à aller en salle d’accouchement car les contractions sont vraiment fortes. On attend qu’une soit libre. On nous explique qu’il y a eu une naissance compliquée avec des jumeaux et qu’ils sont débordés. 

En salle d’accouchement on essaie de me dissuader. Comme on m’annonce que je suis dilatée à 6-7, je me laisse convaincre. Ils m’administrent une nouvelle fois des anti -douleurs et autre chose qui est censée me faire un peu planer. 

J’utilise tous le matériel à ma disposition dans cette salle: le bout de tissu qui pend du plafond, le gros ballon, le tabouret. Pendant un moment je gère pas mal en alternant les positions. Dans la dernière ligne droite ça devient très douloureux et je n’arrive plus à respirer correctement, je pousse des cris graves et fait de grandes grimaces qui font un peu peur à mon mari. 

Enfin la poussée arrive et c’est beaucoup plus gérable. Elle dure assez longtemps, mais heureusement je tombe sur une sage-femme qui m’encourage bien à pousser. J’alterne entre la position à quatre pattes sur le lit et la position assise pour qu’elles puissent voir. En salle d’accouchement on n’est plus seuls, il y a toujours quelqu’un avec nous et à la fin une apprentie, une médecin et une sage-femme. Mon mari tient le coup aussi et continue de me tenir les mains à chaque contraction. 

L’épisiotomie est inévitable. J’ai l’impression qu’on a quand même tout fait pour l’éviter. 

Une fois notre petite Choupie arrivée, c’est très émouvant. J’ouvre ma chemise et on me la pose sur moi, puis on la recouvre d’une serviette. Elle pleure pendant un long moment, puis se calme peu à peu et elle trouve le sein. La têtée d’accueil se passe très bien. Ensuite le papa coupe le cordon. Une sage-femme arrive et prépare Choupie. Tout est en ordre ! 

Moi je suis reconduite dans ma chambre en fauteuil roulant, car j’ai perdu pas mal de sang et je commençais à tourner de l’œil en voulant me lever. 

Mon mari rentre à la maison et je profite de la nuit pour faire connaissance avec ma fille. Impossible de dormir ! Choupie passe sa première nuit sur mon torse.

Merci aux autres mamans qui ont partagé leur accouchement. Ça m’a beaucoup motivée et rassurée de lire des récits d’accouchements qui se passaient bien.

auloinleciel.blogspot.com

 

 

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