Pour moi, ce fut un accouchement de rêve !!

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\ Accouchement du 30 mars 2009
t Durée : 12 heures et 35 minutes

Voici le récit de mon accouchement :

J’ai commencé à avoir de contractions le dimanche 29 mars dans la nuit entre 2 h et 6 heures du matin mais un bon bain les ont fait disparaitre …
J’en ai encore eu quelques contractions entre midi et 14h alors je suis allée faire la sieste et elles sont passées.
Puis nous sommes allés nous balader, faire le tour du quartier avec le chien – et puis pour faire descendre un peu cette petite grenouille car j’ai hâte d’accoucher ! Mon ventre est lourd et encombrant. Je bois une tasse de tisane de feuilles de framboisier chaque soir depuis 4-5 jours, pour favoriser des contractions efficaces.

Lundi 30 mars : 1h40, de nouveau des contractions mais différentes de celles d’hier (peut-être un peu plus douloureuses …) : la sensation est différente, ça commence dans les reins et après ça serre dans le ventre. J’attends jusqu’à 2h30 pour réveiller mon homme.
Toutes les 10 minutes, ça revient ; alors je prends 2 Spasfon et un bain mais rien n’y fait … alors on descend les valises dans l’entrée. Mais j’hésite à partir … et si ce n’était pas ça ! et si on nous renvoyait à la maison … Et à 3h on prend la route pour la maternité ; les contractions sont assez régulières : toutes les 8 à 10 minutes. Il va falloir que je les gère dans la voiture pendant l'heure de trajet, je respire à fond et activement en me remémorant les cours de préparation avec ma SF.
Les contractions sont douloureuses mais encore supportables.

On arrive à la maternité à 4 heures du matin ; on stresse car la grille est fermée mais elle s’ouvre toute seule à notre approche. On se gare sur le parking, je peux encore marcher jusqu’aux urgences. On prend juste le sac prévu pour la salle de naissance où se trouve l’appareil photo, les brumisateurs d’eau thermale, les 1ers vêtements pour le bébé … La dame de l’accueil nous demande de nous installer dans la salle d’attente après lui avoir donné mon dossier et elle nous dit qu’elle appelle quelqu’un.
Une aide-soignante vient nous chercher : elle me prend ma tension, ma température axillaire, et me demande de faire pipi dans un gobelet pour pouvoir tremper une bandelette dedans. Tout va bien. Elle nous fait entrer dans un bureau pour attendre la sage femme qui va procéder à l’examen gynécologique. Elle me pose quelques questions pour savoir quand le travail a commencé, à quelle fréquence reviennent les contractions … Et elle me propose de m’examiner ; elle ne me dit pas à combien je suis dilatée mais me dit que mon col est favorable. Ca y est ! C’est parti, ce n’est pas une fausse alerte…
On peut donc me poser la péridurale tout de suite si je le souhaite mais j’ai peur qu’après elle ne fonctionne plus donc tant que mes contractions sont gérables, je préfère faire sans pour le moment.
Je passe donc en salle de pré-travail, où la SF me pose le monitoring. Je suis assise sur le ballon pour soulager les contractions ; j’essaie de refaire les mouvements que nous avions vus en cours de préparation avec ma sage-femme. La peur et le stress font que j’ai des tremblements incontrôlés et incontrôlables.
La pose du cathéter dans le bras gauche est très douloureuse ; j’en pleure.
Les contractions deviennent plus douloureuses, dons après l’examen gynéco, on passe en salle de naissance. Je me déshabille et l’aide-soignante me fait passer une blouse rose qui se noue dans le dos. Elles branchent une solution glucosée dans le cathéter et me posent le tensiomètre au bras droit. J'entends les femmes qui accouchent sans péridurale qui hurlent dans les autres salles de naissance. C'est flippant !
L’anesthésiste arrive, on me met un chapeau en voile. Mon dos est badigeonné à la bétadine. La sage-femme m’aide à faire le dos rond en prenant l’oreiller dans mes bras. On m’anesthésie la zone : je ne sens qu’une petite piqure. On me re-badigeonne le dos avant la pose du cathéter : je ne sens rien du tout ! C’est totalement indolore ! Mes reins s’insensibilisent : je ressens une bande chaude et fourmillante et ça s’engourdit peu à peu ; c’est magique !
L’anesthésiste m’explique la gestion de la pompe : il faut appuyer dès que l’on ressent les premiers signes mais pas 36 fois car la pompe est programmée et ne délivrera pas plus de produit. Puis il part.

Je reste sur le dos sur une couverture car je tremble toujours. Ensuite je passe sur le coté gauche.

L’aide soignante vient me dire au revoir car c’est le changement d’équipe (il doit être 8h) ; la sage-femme m’explique qu’elle aussi va passer le relais à sa collègue de jour qui m’accouchera.
Elle s’appelle Alexandra, elle est très douce, et me demande si j’accepte la présence d’Annabelle, élève sage femme en 2è année ; je suis d’accord si Alexandra confirme les examens. Annabelle est vraiment très sympa et à l’écoute, comme Alexandra.

Pour améliorer l’efficacité de mes contractions, Alexandra décide de me faire passer du Syntocinon dans ma perfusion.
Je passe sur le côté droit avec ma jambe droite maintenue en l’air par une jambière, pour aider à la descente du bébé dans le bassin.

Je peux participer au protocole sur l’administration de boisson pendant le travail : j’ai droit à du jus de raisin toutes les 3h et à de l’eau à volonté.

L’alarme de la péridurale se met à sonner ; il n’y a plus de produit : l’anesthésiste passe pour remettre une dose dans la seringue.

A 10h30, je suis dilatée à 9 cm ; je pensais qu’une heure plus tard, mon bébé serait là .
A cause de la péridurale, je ne peux plus uriner seule donc Annabelle me pose une sonde urinaire le temps de vider ma vessie. Je ne sens rien.

L’alarme de la péridurale se remet à sonner ; une nouvelle anesthésiste vient contrôler la pompe et me remet une dose d’analgésique directement dans le cathéter.

Mauvaise nouvelle : bébé ne descend pas dans le bassin … Alexandra m’annonce que la gynécologue-obstétricienne de garde va passer pour donner son avis ! Là mon sang ne fait qu’un tour ! Cela signifie probable césarienne et je n’en veux pas (je ressens ça comme un échec presque , alors que quand je suis tombée enceinte je préférais une césarienne à un accouchement par voie basse !). Alors je fonds en larmes !


Toute l’équipe nous entoure d’attention ; ils poussent la perf de synto pour augmenter les contractions mais aucune envie de pousser ne se fait sentir même après être restée à 4 pattes sur le lit pendant ½ heure ou avoir fait des mobilisations du bassin avec le ballon et l’aide de mon homme car je ne controle plus très bien mes jambes qui sont engourdies par la péri…

Le bébé va bien alors la gynéco propose que l’on se laisse encore 2 heures pour voir comment les choses évoluent…
Bébé descend un peu lors d’une contraction mais dès qu’elle est finie il remonte.

Alexandra décide qu’on va essayer de pousser quand même ; la gynéco est présente en tenue, elle me propose de m’aider le cas échéant avec la ventouse. Alexandra passe aussi une blouse et puis la puéricultrice se prépare aussi. Ca me donne du courage et de la motivation, ça veut dire que ça peut fonctionner par voie basse ! Là un « travail » laborieux s’annonce : je dois faire 3 poussées sur chaque contraction (que je ressens mais sans vraie douleur) et j’ai dû en avoir une dizaine.
Quand elles disent que c’est un bébé avec beaucoup de cheveux ça me redonne du cœur à l’ouvrage car ça signifie qu’il descend et elles m’encouragent et m’orientent sur l’efficacité de mes poussées. Mon homme me soutient également !
Finalement, mon petit bonhomme parvient à sortir sans ventouse ! On me le pose sur le ventre avant de l’aspirer et on me le remet sur le ventre et l’on fait quelques photos. Il est né à 16h35 (on apprendra par la suite qu’en plus d’être né le même jour que son père, il s’agit de la même heure !).
Papa a coupé le cordon à la 3ème reprise et a donné le 1er bain de détente.

Pendant près de 2 h, Maxence restera sur mon ventre et on profitera de ce moment à 3.
En ce qui me concerne, j’ai une petite déchirure en lune à l’intérieur (Alexandra a fait du surjet avec des fils résorbables) et un bel œdème des lèvres (avec un petit hématome à l’intérieur de la gauche) ; c’est assez douloureux par la suite.

Grâce à la péridurale, je n’ai jamais eu mal et par conséquent mon accouchement restera un bon souvenir !
Je n’arrive pas à croire qu’il y avait ce beau bébé dans mon ventre !!


Désolée pour ce long roman ; j'espère que vous aurez un aussi bel accouchement que le mien !

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50 pts

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